Depuis des années maintenant, la gouvernance de l’Église catholique romaine par le pape François a apparemment été conçue pour éloigner toujours plus les ailes conservatrices et libérales de l’Église. D’où la question persistante qui plane sur son pontificat : comment va-t-il tenir le coup ?
En ouvrant le débat sur un large éventail de sujets brûlants sans apporter de changements explicites, il a encouragé les progressistes de l’Église à repousser les limites aussi loin que possible, même vers une véritable rébellion doctrinale, dans l’espoir de l’entraîner. Dans le même temps, en favorisant les progressistes dans ses décisions en matière de personnel et en menant une guerre institutionnelle contre l’héritage de Jean-Paul II et de Benoît XVI, il a poussé les conservateurs vers la crise, la paranoïa et la révolte.
Sur les deux fronts, il n’est pas clair si l’affaiblissement de l’autorité de la papauté pourra faire reculer l’un ou l’autre groupe de rebelles. Mais ces dernières semaines, nous avons assisté à une tentative claire d’utiliser cette autorité, un véritable test de la capacité du pape à maintenir l’unité de l’Église.
D’une part, le pape François s’est opposé à deux de ses critiques les plus virulents à droite : premièrement, il a destitué l’évêque Joseph Strickland de son...
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